2010 - Amélioration de l'accès aux services de base à Yaoundé

Appui à la programmation de la 2e phase des travaux d'amélioration de l'accès aux services de base dans les quartiers KOUNOU à YAOUNDE 4e et EFOULAN à YAOUNDE 3e

APPUI A LA PROGRAMMATION DE LA 2e PHASE DES TRAVAUX D’AMELIORATION DE L’ACCES AUX SERVICES DE BASE DANS LES QUARTIER KOUNOU A YAOUNDE 4e et EFOULAN A YAOUNDE 3e 

Projet P084002/PDUE- ASMI N°061/ASMI/MINDUH/PDUE/CC/SPM/01-2010

La démarche envisagée s’articulait autour d’une programmation des investissements à l’échelle de chacun des quartiers sélectionnés, à travers des arbitrages effectués par les bénéficiaires eux-mêmes, avec l’appui d’un Consultant. Ces arbitrages à plusieurs niveaux étaient donc entrepris entre la demande en matière de services urbains d’une part et, la faisabilité technique et les moyens financiers disponibles d’autre part, à l’intérieur d’une enveloppe financière prédéfinie. Les solutions étaient donc définies non pas par rapport à l’offre (approche classique), mais par rapport à la demande telle que formulée par les bénéficiaires. Cette demande était donc traduite, non pas en terme de niveau d’aménagement, mais de «niveau de service», entendu ici comme niveau de satisfaction et de confort de l’usager qui en est le bénéficiaire.

La notion de « niveau de service » renvoie, ici, au niveau de satisfaction, de confort de l’usager. La réflexion s’est faite donc, non pas par rapport à l’offre, mais par rapport à la demande exprimée par les bénéficiaires. De ce point de vue, on est sorti des approches conventionnelles qui visent le maximum de confort pour prendre en compte les modes alternatifs de fourniture des services, visant des niveaux intermédiaires.

Cette approche est donc fondée sur une participation de populations bénéficiaires à une opération à caractère public. Elle se veut  participative et progressive, avec la commune au centre du dispositif : la méthode est basée sur une association forte des bénéficiaires à l’ensemble du processus de décision, depuis l’identification des problèmes jusqu’à la détermination des solutions, de manière à faciliter leur appropriation des infrastructures et des équipements collectifs réalisés, en vue de leur contribution à leur gestion/exploitation/maintenance.

La mise en œuvre de l’opération fait donc appel, au-delà des compétences habituelles d’ingénierie technique, à une ingénierie sociale.

La démarche du présent projet, sans autre prétention que de répondre à une partie des questions en suspens indiquées ci-dessus, est, dans l’esprit, proche des « projets de quartier ». Elle est fondée sur une participation des populations bénéficiaires à une opération à caractère public. Elle se veut participative, avec la commune au centre du dispositif : la méthode est basée sur une association forte des bénéficiaires à l’ensemble du processus de décision, depuis l’identification des problèmes jusqu’à la détermination des solutions. Une implication qui devrait également faciliter l’appropriation par les habitants des infrastructures et équipements collectifs réalisés, en vue de leur contribution à leur gestion/exploitation/maintenance.

    L’objectif général de la prestation était de trouver le meilleur compromis entre les cinq considérations ci-après :
    La demande sociale exprimée par les bénéficiaires ;
    Le meilleur impact socio-économique (désenclavement, amélioration de l’accès aux services publics, amélioration de la sécurité, réinvestissement des ménages dans le bâti etc.) ;
    Le coût d’objectif fixé;
    Les aspects techniques, tant du point de vue de la réalisation que de l’exploitation/maintenance ;
    La cohérence du développement de la ville dont la Commune est le garant.

L’objectif global du travail de l’ingénierie sociale était de mettre en place un cadre de développement social participatif visant à l’organisation des populations bénéficiaires, ainsi que leur renforcement de leur capacité à participer à la gestion des services et infrastructures communautaires du quartier, en concertation avec les autorités publiques.